Écoparc industriel Daniel-Gaudreau

Dans les années 2000, des démarches de planification sont entamées pour l’agrandissement du parc industriel Fidèle-Édouard-Alain à Victoriaville. Le projet a toutefois été bouleversé lorsqu’un milieu humide d’importance y a été découvert. Victoriaville a donc décidé de profiter de cette situation pour créer un écoparc industriel qui permet de respecter davantage l’environnement et qui s'intègre dans une démarche de développement durable. 

Pour commencer, un milieu humide d’une superficie dépassant 1 000 000 de pieds carrés a été préservé. Étant situé à proximité d’un quartier résidentiel, le milieu boisé forme une bande tampon de 50 m permettant de limiter les nuisances liées à la zone industrielle. Dans le même esprit, une bande riveraine de 15 à 20 m de large a été conservée le long de la rivière.

Afin de compenser la réduction de l’espace disponible pour le développement, une densification de la zone est nécessaire et le premier changement a été une réduction de la superficie des lots. Les normes d’aménagement en place et le service d’accompagnement ont permis de réduire de moitié les besoins en espace comparativement à un terrain industriel conventionnel. La marge de recul a été fixée à 5 m et les stationnements sont situés sur le côté du bâtiment. De plus, le nombre minimal de cases a été réduit et il est possible pour les entreprises de mutualiser leurs stationnements. Cette dernière stratégie représente une économie de coûts de construction pour les propriétaires ou promoteurs se situant entre 50 000 $ et 100 000 $.

Grâce au service d’accompagnement offert par la corporation de développement durable de Victoriaville, l’agrandissement potentiel des bâtiments est prévu dès la phase de planification. Cela permet de cerner les besoins futurs et de mieux prévoir l’aménagement de chaque lot pour permettre l’évolution de l’entreprise dans le temps. En comparaison avec un déménagement, la planification d’un agrandissement permet d’économiser des coûts dans le futur et réduit grandement le casse-tête logistique. Il est même possible d’agrandir sans avoir à interrompre la production, ce qui est un avantage non négligeable.

Pour ce qui est de l’aménagement de la zone, la largeur des rues a été réduite à 20 m et inclut une piste cyclable ainsi que deux noues végétalisées et des biorétentions. Ces aménagements permettent une meilleure gestion de l’eau pluviale en réduisant les risques d’inondation de la zone. 

L’exemple de l’écoparc industriel de Victoriaville montre qu’il est possible non seulement d’intégrer les milieux naturels dans la planification de la zone et des lots industriels, mais aussi que la densification des espaces et l’anticipation des besoins futurs permettent de réduire les coûts pour les promoteurs et propriétaires. Il est donc rentable, non seulement écologiquement, mais aussi économiquement, de passer plus de temps sur la planification et d’y intégrer les espaces verts, afin d’avoir un projet réfléchi pour le présent et l’avenir de l’entreprise.

Ouvert depuis 2014, l’écoparc industriel Daniel-Gaudreau compte actuellement quatre terrains occupés, dont deux accueillent des condos industriels et un qui héberge deux entreprises.

Source :
Sirois, M.-E. (2014). L’écoparc industriel de Victoriaville.
Rencontre 1er septembre 2021, Jacinthe Roy, Directrice générale et conseillère senior en développement durable et Andoniaina Ranaivoson, Conseillère en développement durable, Corporation du développement durable, Victoriaville, ainsi que Richard Croteau, Commissaire industriel, Corporation de développement économique Victoriaville et ses régions
 

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